31.08.2005
Desolée cette note est supprimée... :p
J’aurais aimé être un PC...
Je suis jalouse de cette machine, pas de tout son system de fonctionnement, c’est surtout ce bouton «supprimer» que j’envie le plus.
Si seulement j’étais un ordinateur capable d’un seul click d’éliminer tout ce qui remplie mon disque dur et qui n’a aucune importance dans ma vie.
Les instants de souffrance, Delete.
Les jours où j’ai fait souffrir quelqu'un, Delete.
Les moments de solitude quand je suis seule, Delete.
Les moments de solitude quand je suis entourée de personnes, Delete.
Les échecs dans la vie, Delete.
La période de mocheté, Delete.
Les problèmes de poids, Delete.
Les erreurs de jugement, Delete.
Les décisions prises sur un coup de tête, Delete.
Le prof de gestion, Delete.
Les personnes que j’ai rencontrées dans la vie et qui m’ont fait plus de mal que du bien, Delete.
Un 25 juin, Delete.
Le jour de mes 23ans, Delete.
La tristesse, les larmes, la déprime, Delete.
Les sentiments mitigés, Delete.
Les nuits blanches, Delete.
Le manque d’inspiration, Delete.
Les Fichiers Inconnus, Delete.
…, Delete.
Et voila le ménage est fait, plus de virus, plus de Spams, plus de dossiers indésirables, et beaucoup d’espace libre sur mon disque dur, la machine devient clean et mille fois plus rapide.
Oups, mais je ne reconnais plus rien, je me reconnais même plus, Nari je suis perdue.
Corbeille, restaurer ce que j’ai effacé et reprendre ma vie normale avec ses bons et mauvais moments.
Heureusement que je ne suis pas une machine…
17:20 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.08.2005
One Year + One Year -
Eh oui j’ai 23 ans à présent, vous savez ce que cela veut dire dans le langage de la race féminine, ben plein de choses :
D’abord que ça fait 5ans que j’ai mon permit et que je n’arrive toujours pas à stationner convenablement, ou à utiliser notre garage sans marquer le pare-chocs de la voiture par ce passage.
Ça fait aussi 5ans que j’ai eu mon bac et que je suis toujours prise dans le cercle vicieux des études, essayant de rassembler le maximum des diplômes comme si j’étais en une compétition rude contre moi-même. Ça veut dire aussi qu’il reste exactement 2ans avant d’atteindre l’age critique, quand t’es toujours seule.Les syndromes des 25ans chez une fille célibataire se traduisent par un stress continu de sa maman qui la pousse à assister à toutes les fêtes de mariage, sbou3, Khtana, Daret…
En général c’est là ou les mecs de grandes familles font leurs shoppings de leurs futures femmes…
Huge mistake vous savez Guys que dans ses fêtes là les filles sont 3 fois plus belles que dans la nature, la surprise n’est pas toujours très agréable le lendemain matin au rendez-vous des présentations… En parlant toujours des syndromes des 25ans, il y a les tantes qui commencent à te faire des vœux à tord et à travers, « nos vœux les plus sincères de bonheurs en la compagnie d’un BON MARI qui te mérite, très bientôt », pendant les fêtes religieuses, wla ga3 nationales je peux comprendre mais un simple jour de l’année juste parce que tu leur as apporté le café c’est grave… Sinon dans les cas les plus graves, tu marie toutes les filles de ta promo, tu assiste aux fiançailles de tes potes d’enfance, tu te fait invité au Dreeb Sda9 de quelques EX, et à chaque fois c’est la même question qui se répète, « Imta anefer7ou Bik », genre le bonheur du monde ne dépend que de toi… Et puis vers la trentaine d’autres problèmes se posent, la marque de l’antirides qui correspondra parfaitement au type de ta peau, mais nous les filles on souffre pour être belles et jeunes, qu’est ce que vous croyez ?! Le dilemme c’est qu’une fois on termine le traitement anti-acnéique, on commence le traitement anti-age, une femme meskina est destinée à tremper son visage, dans des couches de crèmes avant d’aller se coucher, pour toute sa vie. Ce ci dit je suis super heureuse d’être une Femme, je suis fière de mes 23ans que je crois avoir amortie horizontalement, verticalement et même en diagonale, en plus j’ai deux ans de plus avant d’atteindre THE RED AGE, et j’ai un age mentale limite 7ans donc je beigne toujours dans le bonheur de l’enfance innocente;)
19:25 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
19.08.2005
Je suis Marocaine encore une fois...
Apres une année de circulation irrégulière dans le territoire marocain (en langage humain ça veut dire sans carte nationale), je décide de renouveler la carte que j’ai perdu je ne sais où…
Je rassemble les papiers nécessaires et direction le commissariat du cartier, 1ér coup de cœur ils l’ont aménagé, c’est plus propre et plus agréable, au grand plaisir des habitants.
Bon comme on pratique l’horaire continue dans le plus beau pays du monde je me suis dis à 12h30 c’est parfait, « ahhhhh non le mec est parti manger revenez à 13h30 ».
13h30 à la marocaine je reviens à 14h15, « ahhhh non, n’est pas là... attendez ».
Une demi heure à cramer devant la porte, anyway le mec débarque à 14h45, une foule de personnes non légalement citoyennes comme moi, se dirige vers lui j’attend dans mon petit coin jusqu’à ce qu’ils terminent, et voila que je passe devant, "le monsieur carte national du quartier", tout ce que je garde en mémoire de son look c une grande bague en or dans le petit doigt de la main gauche.
Je me présente, il me scanne de bas en haut et il me sourit, je lui file un regard quelconque genre « jma3 rassek a sidi ».
« Alors c pour quoi ?? ».
« C’est pour ma carte je veux la refaire ».
« Tu as apporter les papiers ».
« Oui, euh... je dois refaire les empreintes !?! ».
« A lah awedi, j’aurais le grand plaisir de te prendre les empreintes, (un grand sourire qui dévoile 4 dents manquantes) ».
NB : en arabe ça donne pire « aykoun li 3adim charaf nakhoud lik lbasamat ».
Il me prend lbasamat :p.
« je reviens quand pour la carte??? »
« le mercredi viens la prendre toi-même :D, désolé qu'on n’a pas où te laver les mains (un sourire encore plus grand que ce dernier ».
ohhhh !! si seulement vous étiez désolé rien que pour ça…
16:30 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.08.2005
Quand je deviens "Naguara"...
Je suis championne du monde du « Nguir ».
Le « Nguir » est un sport international commun aux hommes comme aux femmes, pratiqué en masse au Maroc et peut être bien, dans d’autres pays mais sous d’autres appellations sûrement.
Comment je se joue le « Nguir » !?!
D’abord c’est un jeu qui peut être collectif mais aussi individuel, en salle, en voiture en maison… le « Nguir » n’est pas limité par un espace, et ne demande pas une grande force physique, ou une intelligence remarquable, il est accessible à tout le monde.
N’importe qui peut être « Naguar », c’est le degré d’application et la fréquence des entraînements, qui font la différence entre un bon « Naguar » professionnel et un « Naguar » temporaire ou amateur.
La discipline du « Nguir » consiste à répéter à quelqu’un une phrase «remarque, critique, ordre, conclusion…», plusieurs fois dans la même « journée, heure, minute… », Selon la persévérance du « Naguar », et avec différentes tonalités « chuchotement, gueulade, ton normal, en pleurant... ».
Celui qui subit « Nguir » n’a pas d’appellation vu qu’il n’a pas beaucoup d’importance dans le rituel de ce sport, il peut être remplacer par n’importe qui, des fois par soi même Ga3…
Maintenant étant donné que je suis une pratiquante confirmée de ce sport national, il faut avouer que la concurrence est très rude, et que mon niveau actuel est un résultat de plusieurs années d’entraînement, qui ont abouties à la fin, à la grande « Naguara » que je suis.
Amis Marocains, que vous soyez en ville ou à la compagne, riches ou pauvres, femmes ou hommes, noir ou blanc ou même jaune comme moi.
Participez à l’évolution de ce sport, à l’embrouillement de nos proches et à l’emmerdement de nos entourages, soyons tous des « Naguaras »…
02:15 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
13.08.2005
Quand je deviens méchante…
Le vrai terme qui défini mon état quand je suis méchante n’existe qu’on arabe dialectale je deviens «Masmouma», je peux passer des heures et des heures à vous raconter mes anecdotes de jeune fille « masmouma » et mes réactions envers mes proches qui commencent à comprendre mes crise d’antipathie et à faire avec, heureusement que ça ne dure pas longtemps.
A signaler qu’il est scientifiquement prouvé que derrière chaque événement extraordinaire il y a forcément un élément déclencheur, si je deviens détestable c’est que quelqu’un m’a sûrement poussé à cela, alors ne venez pas me dire que c’est méchant d’être méchante je le sais.
Le plus important est de connaître les réactions principales de cet état d’âme, comme ça si vous avez affaire à moi pendant une de mes crises vous ne serez pas surpris.
Je vous parle sèchement, dans les cas les plus grave je ne vous parle même pas, je ne réponds pas à vos appels téléphoniques, sur MSN je vous ignore et quand vous venez me parler je mets Statut Absent(e) ( eh des fois je suis vraiment absente bla tnawi ), quand on discute je vous lance un ptit commentaire très antipathique wla je fais allusion à un sujet que je sais risque de vous gêner justement pour vous gêner, des fois je devient très polie à un point atroce genre je demande des nouvelles de tous les gens de votre famille juste pour vous mettre mal alaise, wla je fais exactement le contraire de ce que peut vous faire plaisir, une vrai diablesse tfou ça m’arrive d’être insupportable (bazzzzz likoum m3aya).
Tiens il y a une semaine par exemple j’étais à la plage avec des amis, et un ami qui était sensé me déposer a pris du temps avec sa copine et il a tardé avant de me ramener chez moi.
J’étais super fâchée contre lui, (je ne vais pas citer son nom ici pour lui épargner chouha comme il s’est excusé meskine), alors de retour dans sa voiture j’étais derrière à rien dire (j’ai pas dis un mots pendant les 20min du trajet, ceux qui me connaissent vont être étonner…).
Lui devant avec sa copine entrain de parler cinéma et tous les deux avaient des trous de mémoire, ils parlaient des histoires sans se rappeler des noms de films et d’acteurs sans se rappeler de leurs noms (Rwina wsafi)…
Ils avaient beaucoup de mal à entretenir cette discussion vu que les informations étaient incomplètes, et moi dans mon coin je contemplais le paysage, la nuit alors que je suis myope, bref je voyais rien à travers le vitre mais je me forcer de regarder juste pour ne pas leur parler, je savait toutes les informations perdues à cause de leur amnésie temporaire, mais comme je m’étais déjà métamorphosé en Tima la « Masmouma » j’ai rien dis, arrivée chez moi je claque la porte un ptit merci très timide et je m’éclipse.
Le lendemain matin mon ami m’appelle pour s’excuser, je gueule, gueule et gueule puis je lui pardonne et avant de raccrocher je lui fais : « tu sais l’actrice que tu cherchais le nom hier elle s’appelle « Renée Zellweger » et le film c’était « Cold Mountain » WA MOUT BESEM…
20:55 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.08.2005
Compte rendu d’une soirée entre filles…
A l’occasion de notre rencontre ponctuelle entre amies, hier j’ai retrouvé mes 3 copines d’enfance pour une autre nuit ensemble, (on a l’habitude de faire ça au moins une fois par mois).
De retour je me suis permise de partager avec vous les activités que peuvent pratiquer 5 filles dans une seule maison sans les parents :
- Elles boivent 4 litres de coca cola (non Light).
- Elles mangent tout type de nourriture hypercalorique disponible à la maison (Pizza, Amuse gueule...). Good bye la line
- Elles se font une séance de maquillage.
- Puis une séance de soin de visage.
- Puis une séance de manucure. (Salon de beauté wkhlass).
- Elles se changent une vingtaine de fois et utilisent une cinquantaine de tenus.
- Elles se prennent en photo, puis elles se prennent en photo puis elles se prennent encore en photo. (Entre 21h et 3h du matin on a dû prendre quelques 456 clichés, formater 4 fois la carte mémoire de notre appareil, utiliser 4 clés USB pour se partager le contenue).
- Elle dansent aussi, c’est claire la danse est l’activité la plus commune à toutes les filles de la terre, (selon mes propres recherches).
- Et comme à chaque fois conclure la soirée par un débat existentiel, philosophique, métaphysique couronné par un accrochage dû à un malentendu quelconque qui dure au moins une petites heure et qui reveil les voisin en plein milieu de la nuit…
21:35 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.08.2005
Il est né pour être Star…
Un physique remarquable, un prénom inhabituel, un QI très élevé.
Petit il était le bogoss de l’école, seul à porter son prénom et 1èr de la classe.
Adolescent il avait toutes les filles du quartier à ses pieds, rebelle et moins studieux… mais fidèle à lui même.
Adulte il est toujours têtu aussi beau qu’avant si ce n’est pas plus, encore plus talentueux que jamais.
Il a tout pour plaire, pour réussir, pour ne pas passer inaperçu, d’ailleurs il n’est jamais passé sans laisser sa marque, sans qu’on ne parle de lui.
Il est quelqu’un d’exceptionnel, même avec tous ses défauts, personne ne peut prétendre le contraire.
Quand il a choisi son métier c’était le Cinéma pour faire rêver encore plus de lui, quand il a choisi son mode de vie c’était à Casa, Casa des lumières, Casa des paillettes, Casa des strasses...
Tout ce que je me rappelle de notre enfance, c’est son sourire moqueur et ironique, on le sollicitait beaucoup avant d’avoir ce petit sourire qui libèrait deux fossettes sur les Joux d’un visage parfaitement harmonieux.
Et son estime pour lui-même. Il s’aime, il s’admire, il se la pête… il le sait et il l’assume.
J’ai grandi dans l’ombre de cette personne si envié, si jalousé, si désiré, j’étais souvent la sœur de…, sa sœur, j’ai voulu être moi, mais il était toujours là, si présent.
Enfant j’ai tellement partagé des choses avec lui qu’il existe sur chacune de mes photos, dans chaque souvenir...
Jeunes aussi, on était très proches, même séparés par la distance, il faisait son apparition pour me rappeler l’importance de sa présence dans ma vie, pour m’énerver aussi, sinon il ne sera pas mon petit frère...
Aujourd’hui je suis Moi, il est lui, j’ai ma vie que j’apprécie avec ses mauvais et bons côtés et lui il a la sienne.
Mais je resterai toujours sa sœur et il restera toujours mon frère.
On s’est pas choisis on s’est seulement aimés.
23:30 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
À deux c’est plus facile.
Je me réveillerais un jour, tu serais à mes coté, tu me prendrais la main tu me regarderais dans les yeux, je jetterais le « je » par la fenêtre, c’est avec un « on » qu’on existerait à présent.
On regarderait dans la même direction, on remarquerait une lumière qui nous ferait signe de loin.
On déciderait de la suivre, mais c’est très loin, il va falloir surmonter la montagne, parcourir le grand désert, combattre les vagues d’une mer impitoyable, faire face à un volcan en plein activité, fuir à des animaux sauvages… et surtout lutter contre des êtres humains comme on voit chaque jour.
Aucun obstacle ne pourrait nous arrêter, on serait déterminé, tu serais épuisé je serais abattu, tu m’épaulerais, je t’encouragerais, on va arriver… on est arrivé.
Mais c’est un mirage, la lumière n’était qu’une simple illusion, j’aurais pu en mourir si j’étais seule, tu aurais pu en souffrir si tu l’étais aussi… mais on est deux.
On s’en moque, on s’en fou, on est deux, on était ensemble, on avait partagé chaque moment de bonheur, chaque instant de doute, et chaque démarche était un vrai plaisir…Tiens une autre lumière qui brille de l’autre côté.
Yeux dans les yeux, main dans la main, le voyage recommence...
12:40 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
06.08.2005
Ici vous êtes chez vous…
24h dans la peau d’une MRE:
Une cité huppée de Bouznika, au menu plage, piscine, pub le soir et puis des débats beaucoup de débats.
On ne parle que du Maroc, il est au centre de toute discussion, le Maroc before, after, now… tout a changé, rien n’a changé, le bled c’est nul asa7bi, waaaa Amon frère y’a pas mieux que chez soi.
Et moi au milieu je ne faisais que regarder, analyser, comprendre ou plutôt essayer de comprendre (c’est pas toujours évident avec nos confrère de l’Europe).
Je vous ai concocté une petite scène wli fham yechre7…
Lieu : un resto au bord de la mer.
L’heure : entre 23h et 2h du mat.
Les personnages : R (Belgique), L (la femme de R Belgique), T (Hollande), A (Belgique), R’ (mon frère Maroc) et puis moi.
La scène :
Moi : alors vous avez remarquez le changement qu’a connu le pays cette année?
A : wé plutôt le changement qu’ont connu les gens du bléd.
R : c’est grave ce que les gens sont devenus méchants dans la rue, les cafés… on te serre comme si on le faisait bezaz.
R’ : c’est surtout depuis le 16 mai je crois que les gens ont la rage.
T : wa l’année dernière c’était hanya… cette année c’est différent Asa7bi.
Moi : mais toi R qui n’est pas rentré depuis 3ans tu doit sentir l’évolution.
R : biensur ; je suis parti j’ai laisser un trou à côté de chez moi y a 3 ans vas le voir il est toujours labas, mes potes du Houma sont toujours à côté du même poteau du derb, à pratiquer leurs sports préférés Tberguigue et Jwanat, tu crois que moi si j’étais pas parti j’aurais pu me permettre une soirée pareille… nti labass !!!
Tu sais la seule chose qui a changé, c’est qu'aujourd’hui les gens parlent, avant ils n’osaient même pas. B9at flhadra ils parlent et après…
Moi : mais tu sais ici ou labas la vie est dure et les gens ne s’en sortent pas facilement.
A : moi je crois qu’en Europe c’est pire, les tentations sont multiples et les scrupules sont quasi absents, on est très mal jugés, sale arabe, les noirs…
Quand on vient là c’est Zmagri, si tu met ta main dans ta poche c’est pour sortir les euros…
On a deux chaises c’est vrai mais un seul cul, et puis les chaises ne sont pas très confortables du coup on reste debout.
Moi : mais si vous avez pu vous distinguer dans vos pays d’adoption et avoir une vie convenable c’est que c’est faisable.
T : c’est faisable mais c’est dur, il faut beaucoup de volonté, rencontrer les bonnes personnes aux bons moments et la chance d’avoir des parents compréhensifs.
R’ : mais vous savez même ici c’est la galère pour les jeunes, avec des diplômes, de l’ambitions, pleins d’idées en tête et issus d’un milieu convenable, on a du mal à démarrer.
Moi : je considère qu’on a beaucoup de chance de faire partie d'une couche sociale plutôt middle, au moins on vit convenablement, et on a la conscience tranquille.
(Je n’aurais pas dû dire cette phrase).
R, R’, A, T : Quoi, quoi, quoi !!!!!
R : y a pas de classe moyenne au Maroc, tu te fous de moi.
Moi : 3lach hna chnou ??
A : la plus pauvre des riches.
R’ : la plus riche des pauvres.
R : il faut aller en Europe pour comprendre c’est quoi une classe moyenne, ici y’a que des pauvres qui survivent jour après jours et d’autres riches qui s’enferment dans leurs bulls en pensant que la vie est limitée à leurs amis, familles et connaissances.
Moi : (Dans une tentation désespérée de changement de sujet)
Alors L tu n’as pas dit un mot depuis tout à l’heure, tu préfère vivre au Maroc ou en Belgique ?
L : aux Etats-Unis...
15:55 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.08.2005
Les ports d'attache?!?
Je me suis toujours considérée comme étant forte et indépendante, maîtresse de mes sentiments et capable de me détacher de tout, pour la simple raison que je m’estimais incapable de m’attacher à quoi que ce soit.
Y a quelques années ma famille a décidé de déménager dans la même ville, encore mieux à deux rues de notre ancien appartement.
J’ai dû pleurer toutes les larmes de mon corps en quittant ma chambre.
Et là j’ai compris deux choses :
- je ne suis pas aussi forte que j’avais l’impression.
- Et puis les lieus où on passe une partie de notre vie, dépassent de loin des simples murs, c’est des parties de nous, de notre existence, de nos mémoires, de notre vie.
Les richesses de cultures que l’on peut découvrir dans chaque endroit que l’on visite...
00:05 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
