28.04.2006
j'aime, je partage...
Les voyages en train
J'crois que les histoires d'amour C'est comme les voyages en
train
Et quand j'vois tous ces voyageurs Parfois j'aimerais en être
un
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de
la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?
Les trains démarrent souvent au moment où on s'y attend le
moins
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des
témoins
Les témoins c'est tes potes qui te disent au-revoir sur le
quai
Et regardent le train s'éloigner avec un sourir inquiet
Toi aussi tu leur fait signe et t'imagines leurs
commentaires
Certains pensent que tu te plantes et qu't'as pas les pieds
sur terre
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage
Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage
Le grand amour change forcément ton comportement
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment
Siège couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne
place
Tu choisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde
classe ?
Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son
visage
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer
l'heure
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le
contrôleur
Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de
l'aile
Toi tu dis qu'tu n'y es pour rien et qu'c'est sa faute à
elle
Le ronronnement du train te saoule et chaque viage t'écoeure
Faut qu'tu t'lèves que tu marches, tu vas t'dégourdir le
coeur
Et le train ralentit c'est d'jà la fin d'ton histoire
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre
gare
Tu dis au r'voir à celle que t'appel'ras désormais ton ex
Dans son agenda sur ton nom, elle va passer un coup d'tip-ex
C'est vrai qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages
en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aim'rais en être
un
Pourquoi tu crois qu'tant d'gens attendent sur le quai d'la
gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en r'tard ?
Pour beaucoup la vie s'résume à essayer d'monter dans
l'train
A connaitre ce qu'est l'amour et s'découvrir plein d'entrain
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur
Il est facile de prendre un train, encore faut-il prendre le
bon
Moi chui monté dans deux-trois rames mais c'était pas l'bon
wagon
Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles
Et je n'crois pas tout l'temps qu'avec la sncf c'est
possible
Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves
Et y ceux qui foncent dans l'premier train sans faire
attention
Et forcément ils descendront déçus à la prochaine station
Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop
émotives
Pour elles c'est trop risqué d's'accrocher à la locomotive
Et y a les aventuriers qu'enchainent voyage sur voyage
Dès qu'une histoire est terminée, ils attaquent une autre
page
Moi après mon seul vai voyage j'ai souffert pendant des mois
On s'est quittés d'un commun accord mais elle était plus
d'accord que moi
Depuis j'traine sur le quai, j'regarde les trains au départ
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare j'me sens à
part
Y parait qu'les voyages en train finissent mal en général
Si pour toi c'est l'cas accroche-toi et garde le moral
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
Maint'nant tu es prév'nu, la prochaine fois tu prendras
l'bus...
22:50 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.04.2006
Broken hearts

Let’s talk about…
You and I
Our endless story
Engraved on my grave
Let’s talk about love
This bittersweet chimera
We drunk with wine
And iced water
Go clustering the spread pieces
Of my torn heart
Bury them all away
Where no one could ever find them
Hide me. Steal me to this life
Lie me down
In the bottom of your memory
And forget me there
Take your time
Grow up, grow old
And then forgive me
For loving you so
For hating you
For this blast of emotions
This heart will beat no more
He’ll just go mumbling
Resounding endlessly these sour words
Aching in my throat
Tearing my entrails
Bringing this reminiscence times and again
Slowly dying...
14:50 Publié dans Let’ s talk about… | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.04.2006
Blue…sky blue.

Opium in my mind… et je ne sais même pas si ça se snif, ça se boit ou ça s’injecte. Tout ce que je sais c’est qu’il est là. Dans ma tête, à courir à travers mes veines et neurones comme un flux endiablé qui me met l’âme en feu.
Une rage savante, un déluge d’émotions et une danse rituelle que j’observe derrière un nuage de fumée et d’encens. Je reste zen, malgré les cris de haine prisonniers de ma tête. Des voix qui se parlent, qui s’insultent et se consolent. Cette multitude de vies que j’ai vécu à travers eux, ces souffrances partagées et si peu de joie. Récipient à regrets que je fus. L’amie, la confidente, celle sur qui on décharge ses peines. De bon cœur je les ai pris en moi, distillé et puis dilué.
A présent je flotte, je relève la tête et ouvre mon cœur au vent. Pourvu qu’une rafale le balaie, le vide et l’empli des odeurs de la terre humide et de l’herbe écrasée sous mes pas.Et comme un phénix de mes cendres je renais. Je déploie mes ailes au zéphyr et reste les pieds bien ancrés sur terre. Je vis cette pression sur mon visage comme la tendre caresse d’un amant épris.
Le délire quand j’écris ce genre de textes, c’est que je me mets face à face avec mes sensations et mes émotions. Je les voix me narguer et me sourire. M’entraîner dans leur folie, parce que mon cœur est un rebel. Il se joue de moi autant que des autres, me rend tour à tour extrêmement vulnérable et puis tout à fait intraitable.
Schizo ? Possible. Mais je crois dur comme fer que chacun de nous est schizo à sa manière. Le tout est de pouvoir cohabiter avec ce que j’appelle « the dark side of the moon » (je me rappelle plus où c’est que j’ai bien pu piquer cette expression), l’autre soi qui représente tout ce qu’on n’aime pas ou que l’on refuse d’admettre en soi.
Alors c’est quoi le tip ? L’astuce ?
Faire la paix. C’est très simple : tu prends tes sentiments négatifs, ceux qui te clouent au sol, le remords, la haine, les regrets, la rancoeur…tu les regarde droit dans les yeux, tu leur souris de ton plus beau sourire et tu leur tournes le dos. Puis tu traces.
Ce n’est pas évident, je sais. Dans les moments de doute, de vide ou de désarroi, on a tendance à se retourner, à lorgner le passé avec nostalgie. Mais se laisser aspirer par la spirale des enfers comme orphée, s’abandonner…je ne sais pas !!!
La séance conseils de choumicha touche à sa fin pour aujourd’hui.
Et puis pour expliquer le pourquoi du comment de mon titre, c’est que simplement je me sens bleu ciel, comme le ciel de juin, légère et lucide (malgré l’opium lol). Je m’apprête à attaquer un grand virage, comme ceux de la route de Tafoughalt-Berkane pour ceux qui la connaissent.
Et je suis super excitée par le challenge que ça représente pour moi. Un an de plus (non non, gardez vos cadeaux pour plus tard, c’est pas encore mon anniversaire), un printemps de plus, une seconde de plus à vivre…et je respire :)13:56 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20.04.2006
Elle, Elle’ et Lui

Elle et Lui
Prélude
Tout se passe très bien dans le meilleur des mondes possibles pour notre couple fétiche. Quoique…
« Elle » a vraiment craqué pour « lui » et commence sérieusement à penser à faire un bon petit bout de chemin avec « Lui »… Les sous-entendus et autres messages subliminaux sont de rigueur ! Normal, « Elle » va fêter ses 26 printemps et l’horloge biologique et familiale s’affole de jour en jour…
« Lui » est dans une autre optique. Autant au début, il a tout fait pour la conquérir, autant aujourd’hui c’est de l’acquis. La terre sauvage longtemps convoitée est sienne désormais. La terre n’est plus sauvage, les routes sont tracées, balisées. Et l’aventure n’est plus aussi valorisante qu’au début. Aujourd’hui, l’esprit de « Lui » alias El conquistador reprend le dessus et trouve un peu, des fois, souvent sa relation lassante… Bref au bout de quelques mois, la routine a finit par s’installer…
Au resto, 22h30, juste après que « lui » ait remballé méchamment d’un geste de la main le vendeur de rose:
Elle : Ca remonte à loin le temps ou tu m’offrais une rose à chaque fois qu’on dinait en amoureux…
Lui : Ce n’est pas ça mon amour mais ces salopards profitent de la situation… Ils aiment bien mettre les gens dans l’embarras et les forcer à acheter ces foutues roses fanées.
Elle : Oui mais ca reste mignon… tu te rappelles de la fois ou tu as acheté toutes ses fleurs d’un coup ?? hmm.. Qu’est ce que je donnerai pour faire un petit retour en arrière…
Lui : …
Elle : au fait, tu te rappelle de ma copine Yasmina ?
Lui : … euh…
Elle : Mais si !!! Celle avec qui on avait diné, tu l’avais même trouvé chiante à mourir...
Lui : hmm, moui vaguement...
Elle : Bein elle se marie cet été avec son copain. En plus hbiba ca fait moins longtemps que nous qu’ils se connaissent…
Lui : ca m’fait une belle jambe. Cheeeeef, wa7ed Heineken layekhellik ! tkoune baaaaaaaaaaaaaaarda !!
Le diner se passe… Elle n’arrêtait pas de parler de son travail, ses amies, son chef, ses parents, sa voisine Malika, etc.. (C’est intéressant.. si si je vous assure) et lui n’arrêtait pas de voir son téléphone et la table d’en face. Il a reconnu sans peine une tête qu’il croise tous les jours au bureau.
« Lui » se trouve dans une situation assez embarrassante. Il a longtemps cherché à connaitre « Elle ». il a réussi à la charmer, la séduire.. Mais aujourd’hui il trouve qu’il n’y a plus d’enjeux.. Il a eu ce qu’il voulait ! Il se demande même s’il pourra faire sa vie avec « Elle »… En fait « Lui » ne sait pas du tout ce qu’il veut.
Célibataire, il voulait absolument se caser avec quelqu’un pour avoir une certaine stabilité, avoir quelqu’un qui pense à lui, qui le câline, qui l’appelle, qui l’engueule, qui l’encourage, etc...
Casé depuis longtemps (quelques mois), il regrette un peu sa vie de célibataire ou il n’avait de compte à rendre à personne, pouvait papillonner autant qu’il le voulait, etc…Mais il sait très bien que ce n’est pas une vie, que la plupart de ses amis sont mariés, qu’il va falloir y songer un jour. L’arrivée de « Elle’ » (Elle prime ou Elle Bis) au boulot (assise à la table d’en face) change un peu la donne. Il a une réaction parfaitement humaine : Et si l’herbe (sans mauvais jeu de mot) était plus verte ailleurs ?? Pourquoi diable a-t-on plus de tentations lorsqu’on est en couple ? Oscar Wilde ne disait pas que « le meilleur moyen de résister à la tentation c’est d’y céder » ???
Pendant que « Elle » raconte une énième fois, l’histoire de son collègue qui n’a pas obtenu sa promotion après 20 ans de service (si si c’est toujours intéressant), « Lui » est perdu dans ses pensées.
Son téléphone clignote et sur son écran il peut lire « Connexion Bluetouth demandée par Sonia ». Un autre regard vers la table d’en face, un sourire.. et il appuie sur « yes ». Connexion Etablie.
La situation devient assez complexe, peut être un petit peu dangereuse. Il se trouve avec sa chérie au resto et en face de lui, la nouvelle responsable des ressources humaines de sa boite, avec qui ils n’arrêtent pas d’échanger sourire et autre amabilité au travail. CE soir, le regard se fait de plus en plus insistant… « Elle’ » (la collègue) le dévore des yeux. « Elle’ » commence à réveiller en lui son instinct animal, son instinct de chasseur et de prédateur… son instinct de colon je dirai même. Il pense déjà à poser son drapeau sur cette nouvelle terre qui s’annonce d’ores et déjà riche et fertile.
« Lui » n’est qu’un homme après tout…
Le cœur, la raison, le cœur, la raison… ???
L’artiste
23:00 Publié dans Elle & Lui | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
19.04.2006
« Youkhla9o mina a’chabahi arba3in » ou, «comme ta gueule y’en a quarante » !
Vous allez lire d’abord ce premier paragraphe sans la musique s’il vous plait :)
D’après mon tâtonnement récent du monde mystérieux
du « Blog », j’ai cru comprendre que la narration
d’une journée de sa life, est un passage obligé de
chaque bloggeur lol.. et je crois bien que je dois
rentrer dans les rangs, faire comme vous, sinon la
pauvre Tima va se retrouver dans un mois avec un
espace visité que par le maître des lieux lol.
Je vais vous épargner mes histoires avec la gente
féminine vu que ça se déroule tout le temps de la même
façon : je la chope, je l’allonge et je la fais
crier... lol non sérieux...
J’étais un petit gamin à l’époque (maintenant je
suis un grand gamin lol), on était à Ifrane pour des
vacances, je me rappelle encore de la première et la
dernière fois que j’ai vu la neige de ma vie, l’image
de ma mère qui nous faisait des boules de neige que
moi et mon frère balancions maladroitement sur mon
père qui faisait des étirement dans la nature, le
bonheur comme dans une sitcom..
Et maintenant, musique…
Un matin, pendant que ma mère passait un coup de
balai devant le chez nous d’une semaine, moi je jouais
(un môme de 4-5ans, tu lui donne une chaussette il
joue avec lol), en passant devant une fenêtre j’ai pas
pu m’empêcher de jeter un coup d’œil, en fait c’est le
gosse à l’intérieur qui avait attiré mon attention, je
suis repassé, une deuxième, puis une troisième fois
avant de me décider de lui parler, et là… !
Stupeurtot ale, comme si une main emprisonnait mon cœur et le
serait jusqu’à l’empêcher de battre, le gamin avait un
regard malicieux, le teint clair, joyeux.. le hic
c’est qu’il me ressemblait miraculeusement, il me
ressemble plus que l’image que je me fais de moi quand
je ferme les yeux !! mes lèvres tremblantes
articulaient naïvement un « salut » (ça avait donné
salam lol, parce que je parle avec des mots en arabe),
il avait l’air aussi étonné que moi, je lui ai dit
sors, on va jouer, j’ai une chaussette, on va bien
s’amuser tu vas voir ; mais il voulait pas sortir, le
grillage de la fenêtre nous séparait, on s’amusait à
voir qui d’entre nous pouvait atteindre le sommet de
sa main, et sans sauter, il était presque aussi
élastique que moi, je lui disais que j’habitais dans
une autre ville, et que chez moi-même quand il fait
froid, le ciel ne déverse pas ce truc blanc que vous
appeler la neige…
et brusquement, une silhouette passa
derrière lui, une femme qui ressemblait parfaitement à
ma mère !! je lui ai dit : ne me dis pas que c’est ta
mère ! mais de toute façon c’était normal, un gosse
qui me ressemble à ce point là devait avoir un
patrimoine génétique comparable au mien..
sans plus attendre je suis parti voir ma mère.. « mamaaaa
mamaaaaa, aji tchoufi sa7bi, kaychebh lia, et mamah
katchbeh lik, kaysken f’dar li tmma », « matb9ach tell
3la nass, machi mzyan !!! », je crois que c’était la
première fois que je n’allais pas obéir à ma mère.
Je suis retourné voir mon pote, je lui ai dit que ma mère
m’avait empêcher de venir le voir, mais que j’avais
pas l’intention de l’écouter cette fois ci, on a parlé
de tout et de rien, des Nike air au visa, de la
traversé du désert au bon couscous de « yemma » lol,
jusqu’à ce que ma mère me demande de rentrer à la
maison, et là je me suis dit, non, il fo que je le lui
présente.
Je lui ai demandé d’appeler sa maman, vu que
j’allais ramener la mienne, j’ai foncé vers elle :
mama 3afak aji choufi sa7bi, driyef bzzaf, et ghadi
yji 3ndi l’dar bach nl3bou bt9acher, 3afak. Et comme
mama ne me dit jamais non, elle m’a accompagnée,
arrivée devant la fenêtre, mon ami, mon meilleur ami
était avec sa mère, je leur ai dit bonjour, c’est ma
maman……
silence absolu, aucun mot, nada, walou, rien,
je me suis retourné vers ma mère qui me regardait avec
un air ébahi, et puis elle m’a lancée avec mépris,
c’est à « ça » que tu parles depuis tout à l’heure
??!! timidement, oui, j’avais répondu, et là, ma mère
m’avait dit la vérité, le truc que j’avais jamais
soupçonné...
« tu sais mon fils, c’est notre fenêtre,
et là on est devant le miroir de la salle de bain, ce
que tu vois en ce moment c’est notre reflet !!! »
La tête vers le bas, plongée dans l’abattement
infini, tenant ma maman par la main, je suis rentré à
la maison, en 10secondes j’avais perdu mon meilleur
ami, j’ai su que j’étais le plus grand con de
l’histoire de l’humanité depuis que le monde est
monde, et surtout que ce n’était que le prélude de ma
vie...
La musique tourne encore, profitez en pour écrire
un com :) un « salut j’ai lu le bazar » suffira :)
23:55 Publié dans One day, One guy, One life | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
17.04.2006
Tima….selon moi (ou moughamarat Gamina fi al 3assima)

Il fallait se lever à 5h du matin. Quand on s’est couchée à minuit et qu’il fait encore noir, je vous laisse imaginer le calvaire que cela pouvait représenter pour l’adepte du temple du sommeil couchant que je suis. Ceci dit, cette nuit là j’ai dormi exceptionnellement sur le vif. Je me suis même réveillée avant la sonnerie de mon portable géant.
Rituel quotidien : je pointe le nez de mon balcon. Froid oblige, on passe au plan B. Et me voilà entrain de piocher dans le noir une tenue de secours qui soit plus adaptée aux conditions climatiques (ceci dit, Tima m’avait bien prévenu, il fallait que je me couvre bien).
L’inconvénient de vivre seule à casa c’est le fait que sortir sans escorte à certaines heures se fait très risqué. Mais heureusement que vivant seule à casa, j’ai eu la chance de trouver un logement au dessus d’une boulangerie. Pour ceux qui ne vivent pas au dessus d’une boulangerie, sachez que les auteurs de notre pain quotidien se lèvent de bonheur, de très bonheur même (au cas où l’expression serait utilisable comme ça).
Une fois en bas de chez moi, je m’adresse de mon sourire le moins endormi et le plus gentil/innocent qui soit au chef boulanger. « pleaze, 3afak, Allah yer7amlik biha lwalidine, est ce que tu pourrais m’accorder une escorte composée du plus fainéant de tes ouvriers ??? (laaaarge sourire) » Là, le proprio débarque. Un mec baraqué format frigo whirlpool deux portes, qui ne sourit jamais et qui se lève à l’aube pour avoir ses ouvriers à l’œil.
Lmouhim, copier coller pour la séquence large sourire et la question qui suit… Et voilà le frigo whirlpool qui sourit et me propose même de m’accompagner jusqu’au boulevard pour prendre un taxi. Fidèle à sa carrure, le grand monsieur me devance d’un pas que j’essaie de suivre presque en courant. Un merci bafouillé dans mes souffles entrecoupés et taco direction casa port. Une fois sur place, la grande surprise : La gare n’ouvre ses portes qu’à 6h30 (sachant qu’il est à peine 5h45…je pouvais pas me permettre d’être en retard !!).
Et me voilà enfermée à l’extérieur et en très bonne compagnie (deux vendeurs de détail, un pseudo-gardien, et trois ou quatre je sais pas quoi au juste…) Je rebrousse chemin avec mes injures proférée en mode mute, et je me remets au bord de la route en attente d’un taxi. Direction Casa voyageurs. Là je prends mon ticket, me trouve un compartiment « avec une famille ou des femmes âgée » (selon les consignes de ma maman) et je me « kemmech » carrément dans mon coin, position plaquée contre la vitre à essayer de faire une dernière révision.
7h10, je suis à Rabat Agdal. Un sms à ma Super Tima et je me dirige vers le café pour prendre mon petit déjeuner tranquilou. Tima est ponctuelle : elle est arrivée 10min après mon message.
« Pourquoi tu ne m’as pas envoyé ce message plus tôt ? On avait dit que tu me préviendrais une fois arrivée à Temara, pas après !!! » Tima stresse vite : pendant que moi j’attendais tranquillement que le serveur termine sa tournée paisible des tables pour se faire payer, Tima, elle, a manqué de peu de lui sauter à la gorge pour le temps qu’il nous faisait perdre. « Il y a des gens qui ont un exam à passer ici !!! On va pas t’attendre toute la journée !!!».
Comment décrire Tima ? Disons que c’est le genre de personnes dont le contact est fluide et facile.
Elle t’entraîne vite dans la discussion. Et bavarde comme je le suis, je me suis retrouvée entrain de lui faire des confidences sur la petite histoire des colocs en écoutant ses derniers conseils avant le test. Et sur les marches de l’université où devait se dérouler le test, 20 minutes avant d’accéder à la salle d’exam, on s’est déballées nos vies. C’est fou tout ce que deux jeunes filles, avec un petit peu de bonne volonté, peuvent se dire en un temps record.
J’ai failli de peu laisser tomber tout le tralala pour lequel j’étais venue à Rabat pour bien profiter de la discussion (ne vous ai-je pas déjà dit que j’étais bavarde à l’extrême ?). On a évoqué les études, le mariage, les mecs, la vie associative, les blogs et blogueurs (le détail de cette dernière rubrique est en vente aux enchères sur e-bay dès parution du post :p) et puis la famille, le boulot, et je compte sur toi Tima pour me rappeler la suite des sujets évoqués…
Bref, après 4heures de coloriage au crayon (je me suis rendue compte à quel point la période de la maternelle était sympa, on pouvait utiliser des crayons de toutes les couleurs pour colorier !!!) je sors de la salle d’exam et j’attends Timette sous le doux soleil...
Alors là je dois vous mettre en garde. Tima peut s’avérer très dangereuse. Elle est capable de kiddnapping même !!! En apprenant que j’étais libre de mon après midi, je la vois qui bloque les portières de la voiture, regard déterminé droit devant et démarrage en trombe vers chez elle. Même pas le temps de protester qu’elle m’installait déjà devant un bon plat de couscous.
Là, elle avait visé très juste. Mon point faible, LE COUSCOUS !!! Le repars était délicieux, et la discussion avec ses parents l’était encore plus. J’ai appris un tas de choses sur mon hôtesse, un tas de choses qui font que la simple tkharbi9ologie d’une fille libre et engagée prend des dimensions beaucoup plus significatives et profondes.
Et ce ne sont pas ceux qui la connaissent de plus près qui me contredirons… Allez Tima, je sais que tu as une réplique pendue au bout de ta langue, je te vois d’ici sourire et me dire ton « witekwitek qu’est ce que c’est mimi » :p Pour pallier à cette éventualité, je tiens à te rappeler avant de te rendre les clés de ton blog (façon de parler) de bien freiner avant de passer la vitesse inférieure pour ne pas bousiller le pot d’échappement ;) (tu seras la seule à comprendre, mais tant pis. Je ne pouvais pas m’empêcher de te refaire la remarque lol)...
16:10 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.04.2006
Et si c’était de l’amour ?
Elle et lui
Une petite ballade en amoureux au bord de la mère. La magie d’une soirée en tête à tête et l’euphorie de deux cœurs qui battent à l’unisson. Des rêves qui prennent forme sous les lumières dansantes du soir et les rythmes d’une guitare languissante.Lui : ça sent la douce brise du printemps, c ton parfum ?
Elle : (wallahila il mérite son prix...) c’est possible, c’est very resistible de Jumangi.
Lui : (silence radio).
Elle : (qu’est ce qu’il a ??? c’est mon parfum qui a fait tout ça ???).
Dans ce parfum, c’est tout un déluge de souvenirs qui revenait. Ça lui rappelait son premier amour, une longue épopée faite de plus de bas que de hauts. Il y avait tellement cru qu’il s’était décidé à fermer son cœur définitivement sur ce souvenir et de s’en contenter. Ensuite survivre sous le masque de la conformité. Il avait même oublié la douleur enfouie au fond de lui, le goût des regrets et commençait à revivre, à réapprendre à respirer sans avoir ce nœud qui lui bloquait les poumons. Et voilà que ce soir cette douce senteur revenait sortir son cœur de sa torpeur. Sauf que cette fois-ci le visage auquel elle s’associait n’était pas là. A sa place il y avait Elle. Et Elle avait le regard rieur et le…
Elle : allô, allô !!! Ici la terre, vous me recevez ??
Lui : (sourire rêveur) oui mon capitaine, 5/5…
Elle : non, sérieux, qu’est ce qui ne va pas ? On dirait que ton regard s’est assombri d’un cran…
Lui : il a toujours été ainsi, c’est juste la pénombre qui te donne cette impression… Maintenant il fixait son petit visage, plongeait le regard au fond de ses yeux interrogateurs et prenait ses petits doigts dans sa main. Il percevait de loin des échos de remord, de culpabilité et des reproches d’avoir trahit son ancien amour, mais la sensation de plénitude était telle qu’il ne pouvait y résister, qu’elle balayait tout sur son passage…même les vielles blessures.
Elle : (regard rieur et fuyant) arrête de me fixer comme ça, ça me met mal à l’aise…
Lui : tes yeux brillent dans le noir, et j’aime beaucoup ça...
Elle : (pourvu que ça dure)...
Lui : (la prend dans ses bras…dépose un petit baiser sur son front…).
22:45 Publié dans Elle & Lui | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.04.2006
Tu « blogs », moi non plus… (hada c le titre, et n’écris pas, hada c le titre lol)
Tohlob Post, mode d’emploi :
Je suis un novice, je ne suis pas doué, sans nul doute le train de mes mots va glisser sur les rails de votre indifférence, voir mépris, pour limiter la casse, je vais vous demander (je ne vous vouvoies pas par politesse, mais je me dis que vous êtes nombreux vu que c’est mon premier post, logique, avant de détester faudra d’abords goûter, lors du deuxième, vous le serrez moins, et là y ‘aura que du « tutoyages » :), donc pour mieux déguster mon post, je vous prie d’éteindre les lumières, vous mettre en slip, et écouter la chanson ci jointe tout en lisant.. s’il n’y a pas le fonds sonore, c’est même pas la peine de se crever les yeux sur cet écran, lire mon post sans la musique qui va avec, serait comme plonger dans une piscine sans eau, une guitare sans corde, une salle de ciné sans écran, un baiser sans la langue, un match de foot sans ballon, une étoile sans lumière, un mag playboy sans nichons…
Là j’imagine que la mélodie est lancée, à moi alors…
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais tous les bloggeurs sans TOUS gentils ! ils aiment tous la nature, sont les seuls à utiliser quelques mots du dictionnaire tel « neurasthénique », « ubiquitaire », « quintessence » ne tuent pas les animaux, sont contre la pollution, respectent les femmes, ne violent pas les enfants, et j’en passe lol
Un jour j’avais visité le blog d’un gars, le type il écrit des pages et des pages, son hébergeur se plaint lol, et tjr 0commentaire, sur l’un y avait 2, j’ai cliqué dessus, en fait le 1er commentaire c’était... comment vous l’expliquer.. si les insultes était du basket ball, le gars aura été Michael Jordan lol, en fait le visiteur l’avait « ghssel de m3yor », « t3dda 3lih menn tRRès bien », sans aucune raison apparente... le 2ème commentaire c’était un « droit de réponse » du maître des lieux, le bloggeur koi, il a commencé sa phrase avec un truc du genre : de prime abord, et avant d’entamer quelconque sujet, permettez moi monsieur ou madame, de vous rappeler les règles de la conduite, les injures que vous avez proférer envers moi n’ont aucun fondement etc..
Moi j’étais sur le cul, je me disais putain, rien que pour cette gentillesse tu mérites le paradis lol.
Est-ce que dans la charte que les bloggeur signe avec leur hébergeur respectif, y a une clause qui leur impose d’être gentil aimable et tout sous peine d’être pendu, est ce que c’est uniquement ce genre de personne ultra gentils cultivés, et non chômeurs lol qui se font bouffer jusqu'à l’os par le virus « blogomania »...
Croyez moi, c’est l’idée que les «non bloggeur » ont des bloggeur, quand j’ai dit à mon pote que je devais écrire un post par semaine pour Tima, il m’a dit fallais rien promettre, de toute façon tu ne parviendras jamais, pour bloguer il faut avoir une moustache, et bander mou !
Je lui ai dit, trop tard j’ai déjà promis, en plus Tima je ne veux pas la décevoir.
Le pote : dans quel pétrin tu t’es encore fourré, en plus il fo du temps pour ça, ba…à la place de faire l’amour pendant 4h35 minutes par jour, une fois par semaine ça sera 4h30min, et écris un truc, 5minutes de moins, franchement Tima le mérite…
23:50 Publié dans "Tkharbi9oulogie" | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10.04.2006
Adjugé...
Apres des centaines de demandes une compétition acharnée et des pleins de CV à étudier… (Oui ça m’arrive d’être mythomane par moment faut pas me contrarier) donc je disais que j’ai fais mon choix pour celle ou celui qui prendra soin de mon petit blog adoré pendant le mois prochain…
And the winner is (Je sors l’enveloppe, le suspense augmente…), sorry the winners are…
Et oui ils sont trois, le trio magique sera composé de:
Tohlob le mythique.
Houda la sensible.
Et L’artiste le satirique.
Un métissage qui pourra donner un nouvel sens à cet espace.
C’est comme dans la télé réalité, on prend trois personnes qui ne se connaissent pas et on les met sous le même toit, vont-ils cohabiter, telle est la question…
De toute façon l’expérience en elle-même est très intéressante, les trois doivent écrire dans l’une des rubriques du blog, as much as they can, m’envoyer leurs articles et moi je les posterai sur le coup, puis les notes seront signées bien sur par l’auteur pour pouvoir les distinguer.
Moi je vous fais pleins de bisous, je vous donne rendez vous dans un mois et je vous laisse dans des bonne main.
PS :
Houda ma puce après cette expérience tu pourras accéder directement au livre de guinéz avec 3 blogs au même temps c’est un vrai challenge.
Tohlob tu es mon défit je me suis lancer un défit de te faire bloguer et voila que je réalise un rêve à travers toi, alors amuse toi bien mais pas trop quand même ce blog est visité aussi par des mineures I know u well my friend si tu te lâche aneka7louha…
L’artiste, je sais que je t’ai bien mis au coin là mais ce n’est pas de la pression, rappelle toi que t’as un épisode de « Elle & Lui » déja prêt faut juste le retaper ;) sinon take your time une note ou deux peuvent faire l’affaire…
Yalah de mon retour je vous parlerai de mon dernier voyage à Essaouira, le mariage de mon fréro et les exams bien sur...
Yalah kiss fléx peace love…
Tima la Timette
13:11 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.04.2006
Snif’ Snif’…
J’ouvre la porte et il me tend une petite boite en satin rouge, je l’ouvre pour trouver une parure en or décorée de petites pierres blanches, je lui souris et il me regarde avec des yeux d’amour et de passion…
Moi : c’est très joli, j’aime bien le collier, il peut se mettre aussi bien avec Lbeldi qu'avec le tailleur, et les boucles aussi sont très simples j’adore…
Lui : les alliances ne seront prêtes que dans deux jours…
Moi : n’oublie pas de demander de marquer les initiale des prénoms sur les bagues…
Lui en sortant de la maison : oui oui je l’ai déjà fait... viens avec moi à la voiture je vais te montrer la photo de la pièce montée…
Moi : ...Ah c’est des gâteaux ronds, c’est plus pour un mariage je trouve que pour une simple fête de Drib Sda9, comment tu trouve ces gâteaux carrées…
Lui : hummm c’est vrai, mais il est plus cher non!! Mais c’est pas grave je vais passer la commande demain… yalah tla7i je doit aller récupérer les papiers pour lA3doul…
Snif Snif :’( mon petit frère se marie la semaine prochaine…
...C’est des larmes du pur bonheur :)
17:00 Publié dans One day, One girl, One life. | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


